Lecture Al Manar à Saint-Denis

Cher-e-s ami-e-s,

Vous êtes cordialement invité-e-s à une lecture de résistance contre la terreur et la haine, autour du collectif publié chez Al Manar en juin 2016.

Elle aura lieu à Saint-Denis, au théâtre Gérard Philippe, vendredi 9 décembre à 20h30.
Treize poètes, un musicien et l’équipe d’Al Manar vous y attendront. J’y lirai le poème de Michèle Finck ainsi que mon poème.

(Entrée libre sur réservation).
Venez nombreux-ses !

Théâtre Gérard Philipe – Centre Dramatique National de Saint-Denis
59 bd Jules Guesde – 93200 Saint-Denis – www.theatregerardphilipe.com
Renseignements et réservations au 01 48 13 70 00
Accès : Métro ligne 13 station Basilique – RER D arrêt gare de Saint-Denis
Tram T1 arrêt Théâtre Gérard Philipe Bus 255, 256

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Lecture-hommage, Salon de l’Autre Livre

Ce vendredi 11 novembre à 16h, au Salon de l’Autre Livre, je participerai, avec plusieurs autres poètes, à une lecture autour du collectif contre la terreur publié chez Al Manar.
Cette lecture vient rendre hommage, quasiment un an après, aux victimes des attentats de novembre 2015.
Je lirai mon propre texte ainsi que le très beau poème de Michèle Finck.
N’hésitez pas à venir nous écouter.

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Lecture à Sète

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Ami-e-s sétois-e-s ou présent-e-s à Sète pour le Festival de poésie « Voix Vives » : lundi 25 juillet à 17h30 sur la Place de la Mairie (ou Place du Pouffre pour les intimes), je lirai des extraits de « Voltes », en compagnie de mon éditeur Al Manar.
C’est une joie pour moi de pouvoir lire dans ma ville de naissance.
Je serais heureuse de vous y croiser !

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Signature et lecture au Marché de la poésie

Marché

Les ami-e-s,

Quelques nouvelles pour le Marché de la Poésie :

– Le 9 juin de 14h à 15h je signerai Voltes (recueil de poèmes en prose) sur le stand des éditions Al Manar (stand 403).
Donc pour ceux qui voudraient un exemplaire dédicacé et qui sont libres à ce moment-là, n’hésitez pas à venir ! 

– Le 12 juin à 18h, je participerai à la lecture de l’anthologie de résistance contre la terreur, publiée chez Al Manar. Je lirai, avec émotion, le poème de Michèle Finck, ainsi que le mien.

Au plaisir de vous y croiser !

 

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Parution de « Voltes »

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Cher-es ami-es,

C’est avec grande joie que je vous annonce la parution chez Al Manar de mon recueil de poèmes en prose intitulé Voltes. 
 
Il est accompagné de dessins de Jean-Gilles Badaire.

Voici un poème extrait du recueil :

 » Tous les huit se tiennent devant un mur blanc. Deux femmes en tablier, avec chacune un nourrisson dans les bras, et trois gaillards penchés au-dessus d’un homme à genoux.

Tous les trois rient, peut-être parce que l’homme agenouillé fait le pitre en pissant sur des fourmis. Ou bien parce que, goguenards, ils s’apprêtent à le rouer de coups; alors les femmes se détournent en serrant leur petit.

Pendant ce temps, le mur derrière eux se décrépit lentement, de fins éclats blanc cassé s’en détachent et tournoient dans le vent, presque comme s’il neigeait. »

 

 

Vous pouvez le retrouver en librairie, ou sur le site des éditions Al Manar.

 

 

« Chants Orphiques et autres poèmes » de Dino Campana

1ère de couverture

Cher-e-s ami-e-s,

Je suis très heureuse et émue de vous annoncer la parution (en Points Poésie, et en bilingue) des « Chants Orphiques et autres poèmes » de Dino Campana, que nous avons traduits avec Christophe Mileschi.
Ce livre signifie beaucoup pour moi : j’en porte le rêve depuis plusieurs années, depuis que ma fascination pour la poésie de Campana m’a conduite à l’inclure dans mon corpus de thèse, et à commencer de le traduire.
Je rêvais d’un livre donnant à lire ses intenses « Chants Orphiques », mais aussi ses autres poèmes inédits en français.
Christophe Mileschi nourrissait de son côté le même projet, et avait déjà traduit une fois, il y a vingt ans, les « Chants Orphiques ».
Nous ne nous connaissions pas.
Nous nous sommes rencontrés, et avons décidé d’unir nos efforts ; cette collaboration s’est révélée passionnante, enrichissante, féconde.
Il a fallu deux ans encore pour tout traduire, et trouver un éditeur – nous souhaitions une édition de poche, afin que l’ouvrage fût financièrement accessible au plus grand nombre.
Ce rêve est maintenant réalité, et nous espérons de tout coeur que cette traduction sera, pour les lecteurs, une porte d’accès vers la poésie de Campana.
Cette poésie est extrême, foudroyante, hypnotique, elle possède un rythme inouï (fait de répétitions, d’absence de virgules, de syncopes, de tensions sans résolutions) ; sa lecture ne laisse pas indemne. La traduire a été pour moi le seul moyen de l’approcher au plus près : au lieu d’élucider sa fulgurance, tenter de la recréer dans ma langue, qui s’en est trouvée elle-même transformée.

Pour vous donner un aperçu, je transcris ici le premier paragraphe du poème en prose « La Nuit », qui ouvre les « Chants Orphiques » :

« Je me rappelle une vieille cité, rouge de murs et tours dressées, brûlée sur la plaine vaste dévastée dans l’Août torride, avec la lointaine fraîcheur de collines vertes et molles sur le fond. Arcs énormément vides de ponts sur le fleuve emmarécagé en maigres stagnations plombées : silhouettes noires de gitans mobiles et silencieuses sur la rive : parmi l’éblouissement lointain d’une cannaie lointaines formes nues d’adolescents et le profil et la barbe judaïque d’un vieillard : et tout à coup du milieu de l’eau morte les gitanes et un chant, du marécage aphone une nénie primordiale monotone et irritante : et du temps fut suspendu le cours. »