Lecture de Campana à la Tour de Babel

Cher-e-s ami-e-s, mardi 28 mars à 19h30, avec Christophe Mileschi, nous lirons des extraits de notre traduction de Dino Campana… nous ferons aussi entendre l’italien de l’original. Ce sera à la librairie italienne La Tour de Babel (10 rue du Roi de Sicile, 75004).
C’est de la poésie, c’est intense et c’est beau : venez !

 

1ère de couverture

unnamed

Publicités

Lecture autour de Dino Campana

Cher-e-s ami-e-s de la poésie, de la langue italienne et de la traduction,

Mardi 13 décembre à 19h, j’aurai le grand plaisir de lire, en compagnie de Christophe Mileschi, des extraits de la poésie de Dino Campana et de la traduction à laquelle Christophe et moi avons passionnément oeuvré.

Si vous aimez Campana, venez !
Et si vous ne le connaissez pas, venez aussi ! Sa poésie fascinante est d’une intensité et d’une force inouïes, et mérite d’être découverte. C’est à mon sens un immense poète.

Cette rencontre aura lieu à La Libreria, librairie italienne située au 89 rue du Bd Poissonnière.

Ensuite nous partagerons un verre amical.

1ère de couverture

Conférence au PIAL

Image cernuda paz

 
 

Amis de la poésie et des langues !
 
Pour ceux d’entre vous que cela intéresse, je serai ce vendredi au séminaire du PIAL (Poésies ibériques et d’Amérique Latine) pour parler de deux grands poètes de langue espagnole, Luis Cernuda et Octavio Paz, et des rapports entre leur poétique et la guerre d’Espagne.
 
Le titre de la conférence : « D’une langue l’autre : Regards croisés d’Octavio Paz et Luis Cernuda sur la guerre civile espagnole ».
Quand : Vendredi 11 mars de 16h à 18h (conférence + échanges).
Où : Institut d’Études ibériques et latino-américaines ; 31, rue Gay-Lussac ; (Paris 5ème) ; Salle 23.
 
L’entrée est libre pour tous !

 
 

Festival de poésie à Bagnolet

Les poètes et les artistes du 91, Lieu improbable, organisent un Festival de poésie printanier les 21 et 22 mars 2015 ! Ateliers d’écriture (j’animerai celui du samedi), lectures, concerts, dans un lieu fascinant qu’il faut sauver de sa démolition programmée. Votre présence est donc d’autant plus importante… venez nombreux ! (91 rue Sadi-Carnot à Bagnolet, Métro Gallieni) printemps-poetes-web

Parution prochaine de « à distance de souffle, l’air »

Le 1er janvier prochain paraîtra mon premier livre de poésie, à distance de souffle, l’air, aux Éditions du Petit Pois. Cette parution est pour moi une très grande joie !

Les 50 premiers exemplaires sont numérotés et signés ; un bon de commande a été mis en place dès à présent pour permettre à ceux d’entre vous qui le souhaitent de réserver un de ces exemplaires.

Une brève description du livre figure sur le bon ci-dessous, mais si vous voulez en savoir un peu plus vous pouvez consulter cet entretien sur le site des éditions.

 

à distance de souffle, l'air

 

Entretien pour le journal étudiant Le Guetteur

Pour le journal de l’antenne universitaire de Picardie (Beauvais) intitulé Le Guetteur, créé et dirigé par trois de mes étudiants de Licence, je me suis prêtée au jeu de ce petit entretien, que je reproduis ici. Ces trois étudiants (Clément Carpentier, Florian Namur et Maxime Sebastien) participent à un atelier d’écriture que j’anime à l’université depuis deux ans.

Qu’est-ce-qui selon vous fait un bon poème ?

Oulah (rires) c’est une question à laquelle il est presque impossible de répondre. Je pense que ce n’est pas quelque chose qui est vraiment explicable. C’est lié à la lecture, et il y a plein de paramètres : on va sentir si au niveau du sens quelque chose se passe qui n’est pas forcément convenu, quelque chose de différent de ce qu’on a déjà lu, quelque chose qui va percer au niveau émotionnel. Après il y a pleins d’éléments qui vont jouer aussi ; c’est-à-dire le rythme, le son, la manière dont les images sont agencées. Il n’y a pas de règles mathématiques qui font qu’un poème est un bon poème. C’est de l’ordre de l’intuition, quand il y a du génie qui transparait ça se sent… un critère serait peut-être l’intensité du texte, qui dépend autant du fond que de la forme. Sans tomber dans le relativisme, on peut aussi dire que cela diffère en fonction du lecteur, en fonction de la sensibilité de chaque lecteur. Par exemple, Ponge, je n’y suis pas extrêmement sensible, alors qu’il y a des lecteurs qui vont le porter aux nues et qui vont considérer que c’est de l’excellente poésie.

Quel est le meilleur poème que vous ayez lu ?

Oulah (rires). C’est très difficile de répondre, car j’en ai lu plein qui sont géniaux. Un poème peut nous marquer à un moment de la vie, puis on peut l’oublier et être fasciné par un autre. Je vais vous raconter ma rencontre avec un poème qui m’a énormément marquée, parce que c’est un poème qui m’a amenée vers la poésie. Mais je ne peux pas dire que ce soit le meilleur poème que j’aie lu, car il y en a plein que j’adore. C’est un texte que j’ai lu étant adolescente, et que j’ai lu un peu par hasard. Il s’agit de « Aube » de Rimbaud. Ce texte m’a conduite vers la poésie, il a été un grand choc, surtout la fin du poème : là je me suis dit bon voilà je vais faire ça de ma vie, je vais faire des lettres, je vais faire de la poésie. Bien sûr il y a aussi plein d’immenses poèmes d’auteurs étrangers, auxquels je suis sensible peut-être notamment en tant que comparatiste. Récemment, j’ai eu un grand choc en lisant « Pierre de soleil » du poète mexicain Octavio Paz. J’ai souvent de grands chocs, mais « Aube » a eu un impact très important dans ma vie car je l’ai lu très jeune.

Quel est votre auteur préféré et pourquoi ?

Même réponse : c’est-à-dire que c’est impossible de répondre. Il y en a plein. Rimbaud j’adore, forcément ! Baudelaire aussi bien sûr mais j’aime beaucoup des poètes plus contemporains, ou du XXe siècle. Très longtemps, j’ai beaucoup aimé René Char, j’aime beaucoup Saint-John Perse. Vous ne connaissez peut-être pas Saint-John Perse, ou au moins de nom ? Il faut le lire, c’est vraiment un géant, personne n’écrit comme lui au XXe siècle, personne. Encore plus contemporain… j’aime bien Yves Bonnefoy, et puis après plein d’autres poètes plus récents qui sont en ce moment dans la fleur de l’âge, des jeunes aussi, dont certains sont mes amis proches. Mais c’est assez compliqué de répondre ; d’autant qu’à cela s’ajouteraient plein de poètes étrangers, beaucoup d’auteurs de romans, quelques-uns de théâtre… Il y a un poète italien que j’aime beaucoup, qui s’appelle Dino Campana, un poète du début du XXe siècle qui est vraiment extraordinaire. On a vu en cours Trakl, que j’aime beaucoup aussi. Bref plein de noms ! Il faudrait faire des listes, mais elles seraient infinies.

Qu’est-ce qui vous a amenée à écrire votre premier texte ?

Qu’est-ce qui m’a amenée à écrire mon premier texte ? Alors là c’est un petit peu compliqué aussi. Je vais vous raconter une petite histoire. Je pensais toujours que mon premier texte, je l’avais écrit vers 17 ans, par-là. C’était ça que j’avais dans la tête. Je croyais, vers 24/25 ans, que j’avais commencé à écrire vers 17 ans. Et donc ce premier texte était nullissime, évidemment… Mais bon, je commençais à écrire. Et puis un jour, j’étais dans la maison de mes parents, et là on me dit « ouais Irène faut que tu ranges ta chambre, c’est le bazar, etc… » Donc j’ouvre mon bureau d’autrefois (ça faisait longtemps que je ne vivais plus chez eux) ; je sors mes affaires pour ranger et là je trouve un cahier avec une étiquette dessus qui disait « cahier de biologie, Irène Gayraud, 4ème ». Je me dis « tiens, un cahier de biologie de 4ème, c’est marrant ». Je commence à l’ouvrir et en fait c’était des textes que j’avais écrits quand j’étais jeune ado. J’avais arraché toutes les pages de biologie, ce qui voulait déjà dire ce que ça voulait dire ! Et j’avais écrit des poèmes et des textes, plein de choses. En revoyant ces pages-là, ça m’a fait un effet « madeleine de Proust » immédiatement, je me suis souvenue de cette époque-là où j’écrivais déjà, et où j’avais 13 ans ou 14 ans. Donc j’avais commencé à écrire bien avant ce que je pensais ! Et tout m’est revenu d’un seul coup, c’était une période que j’avais un peu évacuée de ma mémoire, je ne sais pas pourquoi. Qu’est-ce qui m’a poussée à l’époque à écrire ces premiers textes ? Je ne sais pas.

Clément : parce que vous n’aimiez pas la biologie !

Rires

J’aimais beaucoup la biologie. Pendant longtemps j’ai voulu être scientifique, puis j’ai changé d’avis au lycée. Mais j’étais persuadée que je voulais être géologue, ou paléontologue… J’étais à fond dans la biologie. C’est assez bizarre d’ailleurs d’avoir déchiré ces pages de mon cahier. Je me souviens qu’il y avait un poème dans ce cahier qui parlait du crépuscule, un autre sur les feux d’artifice, un autre sur une sorte d’enfant, assez gore d’ailleurs. Et je ne sais pas ce qui m’avait poussée à écrire ces textes-là à ce moment-là. En tout cas c’est clair que j’avais besoin d’écrire, ça c’est sûr.

Et vous écrivez toujours aujourd’hui ?

Oui. Aujourd’hui c’est devenu vital. Je n’ai pas énormément de temps malheureusement. Entre les cours, la recherche, etc… Ce n’est pas évident. Mais j’écris toujours. Plus que jamais même, et je compte bien continuer à écrire tant que j’aurai des choses à écrire, à dire.

Et il y a un endroit où vos écrits sont consultables ?

Ah oui ! J’ai un blog sur internet, si vous voulez regarder. C’est https://irenegayraud.wordpress.com/. Après j’ai des publications dans plusieurs revues aussi qui peuvent être commandées. Très bientôt un livre de poésie va être publié aux Éditions du Petit Pois, et un recueil de poésie devrait sortir au printemps chez un éditeur qui s’appelle L’Amandier, donc ces deux livres seront trouvables. Mais il faut de la patience, car en poésie le temps de l’édition est très lent.

Maxime : pourquoi pas dans Le Guetteur ?

Rires

Pourquoi pas dans Le Guetteur, si vous voulez !