Le mince espace de la traque, poèmes

Ces deux poèmes, qui sont extraits d’une série plus longue, on été publiés dans le numéro 1 de la revue AKA, sous le titre le mince espace de la traque.
 
 
Tenue aux abois
dans la trame sonore du dégel
j’écoute se débattre un pays de longue absence

Des frontières sur la mer disjointe, des territoires invisibles
traversent de part en part nos visages à l’affût

Je traduis
ses lèvres apprises
les traîne comme une proie
sur le sentier dans la forêt farouche
vers ma bouche de girofle clouée.
 
 
 

Épingler les bouches
blanches sous la morsure
tombées, rendues avec les armes
est une issue qui s’use

Nos doigts s’étanchent
rouge à rouge
sans saisir jamais la main courant
cherchant les flèches à tâtons sur la terre

J’entends le qui-vive de sa présence étroite
se tramer à distance de souffle, à la mesure

Il y a, toujours, la porte qui dépeuple
ou la lisière du bois.
 
 

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