houle confondue avec la mer du vent, poème

 

À Mazen Maarouf

 

Le visage incliné
pensif sous le taud blanc des heures
d’un geste approximatif
change encore d’amure.

 

 

À perte de vue           des silhouettes
enserrées                    dans l’urgence.
L’autre visage             tendu
lancine            de coups d’œil           l’espace.


 

Sous le taud blanc la tête
se relève et parle.
Alentour les visages
s’espacent ou disparaissent.

 

 

Irréfrénable     l’autre voix
à contre-vent              de l’absence
filtre    depuis
un lieu disparu.

 
 

Quand tout à coup
dans le vacillement d’une rue en pente

 

Quand                        tout à coup
dans le            vacillement d’une rue             en pente

une  s y n c o p e


 

Comme si un regard avait ferlé le temps

 

Comme si       soudain           se dégrafait la lumière

 

 

Deux visages l’un par l’autre outreaperçus
 
 

L’air lavé                    s’étire             de l’un à l’autre
 
 
 

Une annonce   a glissé   sur les lignes rythmiques des corps
 

Criblé de rayons   un aveu   tacite
 
 
 

Peu à peu   réapparaissent   les visages,   le lieu  essaime

Péril nourricier   de bouches s’écoutant

 
 

Dans la pénombre de la chambre   deux corps

doucement   plongent  dans l’infra-bleu
 

Leurs lignes de flottaison   se rejoignent
La houle   se confond   avec la mer du vent
 
 
 
 
 
Ce poème a été publié en mars 2013 dans le numéro 10 de la revue À verse.

 

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