Traduction de deux poèmes de Laura Petrecca

Voici deux poèmes de mon amie Laura Petrecca, traduits en collaboration avec elle, et publiés dans le numéro 8 de la revue À verse.

*

Todas las veces frente a la boca del perro
el ruido es el mismo

la misma voz, el canto que falta

como cuando dormías,
estrellado al vidrio,
coronado de abejas en un designio privado

como quien sonríe en el piso que  se abre
aquél que sabe algo más
porque defiende los brazos que caen

y sonreír, entonces
es inevitable

como es inevitable también
no soñar durante guerra

y abrazado al estómago de una pantera
saber,

volviendo redondo sobre ella
amarrado al calor del peluche

donde sí vivió tu padre

*

Devant la bouche du chien
le bruit est toujours le même

la même voix, le chant qui manque,

comme quand tu dormais,
écrasé contre la vitre,
couronné d’abeilles dans un dessein privé

comme quelqu’un sourit sur le sol qui s’ouvre,
lui qui en sait plus
parce qu’il défend les bras qui tombent

et sourire alors
est inévitable

comme il est inévitable
de rêver pendant une guerre

et accroché à l’estomac d’une panthère
savoir,

en s’arrondissant sur elle,
amarré à la chaleur de la peluche

où ton père a vraiment vécu

*

A Obioma Ofoego

Las quemaduras negras
se apagan adentro

se inflaman de leche
por el ruido de la raza

¿qué son esas caras tatuadas en hilos
sino todos estos años en la ciudad extranjera?

donde el frio se oxida
como el azufre en los puentes,
como la vuelta de una chica,
como aquello que buscabas,

perdido en los trazos abiertos de las posibilidades
salvando con manzanas las perforaciones de la balsita

qué espera arriba, el agua de abajo
y la represa  se alza por un ascensor submarino

¿y es esa tu duda, la misma que baja?

*

A Obioma Ofoego

Les brûlures noires
s’éteignent dedans

elles s’enflamment de lait
par le bruit de la race

que sont ces visages que des fils tatouent
sinon toutes ces années dans la ville étrangère ?

où le froid s’oxyde
comme le soufre sur les ponts,
comme le retour d’une jeune fille,
comme ce que tu cherchais,

perdu dans les plis ouverts des possibilités
sauvant à l’aide de pommes les trous du petit radeau

qu’est-ce qui attend là-haut, l’eau en-dessous
et le barrage s’élève par un ascenseur sous-marin

est-ce ton doute, là, ce qui descend?

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