Via della Maddalena, poème

Ce poème a été écrit à Gênes, durant l’été 2008. Il est publié dans le numéro 1 de la revue À verse.

Via della Maddalena

Dans le soupir immense du matin pavé, tu t’éveilles, aussi claire que ton nom.

Ce nom tu l’as volé à l’église accrochée sur tes remous mal joints, et aux cris en langues vives de tous les hommes qui te suivent.

Ce nom peut-être l’as-tu pris pour tes filles des encoignures, aux chairs attentives. Sans Christ à qui baigner les pieds, elles égrènent des saluts et des rires, au-delà des pleurs.

Peut-être l’as-tu pris pour la couleur ronde de ta coupole, vers qui nuit et jour ma fenêtre respire. Dorée comme le gâteau offrant la clé des temps, et comme mon genou, jeune dôme assoupi hors du lit dénoué.

 

Le défilé de ton épure s’étira sous midi, alors je vis monter le crescendo de tes cloches. Heures et peines furent aplanies. Peu à peu s’imprimaient en moi tes douces cannelures.



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