Parution de « Point d’eau »

couv Point d'eau.jpg

Cher-e-s ami-e-s,

J’ai la grande joie de vous annoncer la parution de mon recueil de poésie Point d’eau, aux Editions du Petit Véhicule.

Il est accompagné d’un cahier de 12 photographies de Raphaël Lucas.
Le livre est relié à la chinoise et à la main par l’éditeur.

Vous trouverez en pièce jointe la couverture du livre et le communiqué de parution.

Voici un petit extrait de ce recueil :

« La première goutte de pluie s’enfonce dans la terre
comme un clou

Parvient l’appel très bas du ruisseau
le très lent exode des nuages

Sur le sol sont tombées les ailes des libellules
sur le lac le ciel irréfléchi par l’eau »

Je vous souhaite à tous et toutes un très bel été !
(Il est possible de commander le livre en librairie, ou bien sur le site des éditions en suivant ce lien : https://lepetitvehicule.com/…/galerie-de-lor-du-temps…/ )
Publicités

Note de lecture sur « Voltes »

Une lecture de Voltes (Al Manar, 2016), par Luc Vidal.

Note de lecture sur Voltes d’Irène Gayraud, éd. Al Manar, 2016.

Avec des dessins subtils de Jean-Gilles Badaire.

Parler de ou commenter le livre d’Irène Gayraud aux éditions Al Manar est peut-être définir et se pencher sur le mot Voltes. Car mon impression de lecture sur ce livre bien écrit me laisse d’être entre deux mondes, au point de ne pas savoir où je suis. Le titre est sobre, ouvre d’autres mondes, donne une sensation de départ ou de retour, de glissement vers le fantastique ou la vie quotidienne comme un  exil dans lequel je découvre les personnages.

Veut-il signifier ce que vivent les chevaux dans leur tour de manège quand le cavalier fait faire des mouvements au cheval en le faisant avancer en rond ou un terme de marine quand le capitaine vire de bord pour prendre une autre direction? Mais volter ce n’est pas se révolter peut-être virevolter. Il y a trois temps dans ce recueil de récits et tableaux courts: Dans les spires, Des mouvements sauvages, Vertiges des mues. Les personnages sont là sans nom, sans prénom, il ou elle ou l’enfant ou les hommes ou deux femmes… C’est leur histoire qui est décrite, saisie par des tableaux impressionnistes à l’écriture très fine. Je lis ces lignes comme des poèmes en prose. Le mot spire a son importance: il prolonge le mot voltes en toute liberté. Le couple qui entre en action dans Des mouvements sauvages raconte peut-être la difficulté de s’aimer et dans ses voltes les forces érotiques et sensuelles de la vie s’expriment jusqu’au bout de la nuit. Puis retour à une certaine réalité plus prosaïque avec Vertiges des mues où le texte du capitaine qui introduit le chapitre justifie totalement le titre du bouquin.

D’abord je me suis arrêté sur puis attaché à l’écriture du livre d’Irène, à sa fluidité d’évocation comme un luxe de mots qui fortifie et met en relief le récit. L’éclat bleuté de l’aube filtrait à travers le rideau dont les longs plis s’écoulaient comme un ruisseau sur les vitres ou Le jour où il tomberait d’un toit, un vol d’hirondelles viendrait nicher dans la charpente avec un léger bruit de papier que l’on froisse ou ll le sait à présent: un fleuve coule au fond de lui comme une frontière qu’il vient de franchir. Tout est joué depuis l’instant où, passant par hasard devant une porte entrouverte, il l’a surprise assise de profil, en train d’ouvrir une mangue. Ce qui est raconté, avec le sens du détail accompli dit le fantastique qui effleure le réel, la dureté du réel comme un cauchemar, un rêve que les personnages explorent réellement, une joie voilée de vivre aussi. Voltes bien sûr comme le tu du verbe volter au présent de l’indicatif. Voltes bien sûr quelque chose d’insolite comme une quête de l’improbable. Ce livre bien sûr est fait comme une offrande pour connaître les ressorts cachées de l’âme d’une poète suave et délicate qui avance comme nue sous ces mots. Les mots de la poète me donnent envie de lire mains tenantes les poèmes de Sor Juana. Lecteur, laisse-toi à ces confidences murmurées pour lire au fond un poème-eau mêlée de clarté. Comme une musique qui célèbre une aube de juin. Et chantera alors dans ton âme la musique de l’été.

 

                                                                                           Luc Vidal, le 9 Juillet 2017

Lecture de Campana à la Tour de Babel

Cher-e-s ami-e-s, mardi 28 mars à 19h30, avec Christophe Mileschi, nous lirons des extraits de notre traduction de Dino Campana… nous ferons aussi entendre l’italien de l’original. Ce sera à la librairie italienne La Tour de Babel (10 rue du Roi de Sicile, 75004).
C’est de la poésie, c’est intense et c’est beau : venez !

 

1ère de couverture

unnamed

Lecture autour de Dino Campana

Cher-e-s ami-e-s de la poésie, de la langue italienne et de la traduction,

Mardi 13 décembre à 19h, j’aurai le grand plaisir de lire, en compagnie de Christophe Mileschi, des extraits de la poésie de Dino Campana et de la traduction à laquelle Christophe et moi avons passionnément oeuvré.

Si vous aimez Campana, venez !
Et si vous ne le connaissez pas, venez aussi ! Sa poésie fascinante est d’une intensité et d’une force inouïes, et mérite d’être découverte. C’est à mon sens un immense poète.

Cette rencontre aura lieu à La Libreria, librairie italienne située au 89 rue du Bd Poissonnière.

Ensuite nous partagerons un verre amical.

1ère de couverture

Lecture Al Manar à Saint-Denis

Cher-e-s ami-e-s,

Vous êtes cordialement invité-e-s à une lecture de résistance contre la terreur et la haine, autour du collectif publié chez Al Manar en juin 2016.

Elle aura lieu à Saint-Denis, au théâtre Gérard Philippe, vendredi 9 décembre à 20h30.
Treize poètes, un musicien et l’équipe d’Al Manar vous y attendront. J’y lirai le poème de Michèle Finck ainsi que mon poème.

(Entrée libre sur réservation).
Venez nombreux-ses !

Théâtre Gérard Philipe – Centre Dramatique National de Saint-Denis
59 bd Jules Guesde – 93200 Saint-Denis – www.theatregerardphilipe.com
Renseignements et réservations au 01 48 13 70 00
Accès : Métro ligne 13 station Basilique – RER D arrêt gare de Saint-Denis
Tram T1 arrêt Théâtre Gérard Philipe Bus 255, 256

lecture-st-denis

lecture-st-denis-2

Lecture-hommage, Salon de l’Autre Livre

Ce vendredi 11 novembre à 16h, au Salon de l’Autre Livre, je participerai, avec plusieurs autres poètes, à une lecture autour du collectif contre la terreur publié chez Al Manar.
Cette lecture vient rendre hommage, quasiment un an après, aux victimes des attentats de novembre 2015.
Je lirai mon propre texte ainsi que le très beau poème de Michèle Finck.
N’hésitez pas à venir nous écouter.

flyer-lal